• 01/06/2020

    PROJET « POUSSE SERINGUE » POUR LES HOPITAUX

    Une course de vitesse aux nombreux participants

    Chacun avec son projet propre, deux collectifs – ELECTROLAB et CETIM – se sont saisis d’une problématique commune : pouvoir mettre à disposition, dans les plus brefs délais, du matériel médical faisant défaut aux hôpitaux français. Plus précisément, combler une grave pénurie de pousse seringue, matériel qui fait défaut dans les services de réanimation en France.

    Mais comment répondre présent et efficacement à ce « au secours » de détresse venant des chefs de services de réanimation ?

    Récit.

    Ces collectifs ont d’abord contacté Damien Asselin, Président d’AQLE. Comment ne pas être sensible à cette vocation de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice, pour des projets aux enjeux sanitaires si importants ?
    AQLE n’étant pas un industriel aguerri du secteur médical, nous n’étions pas à même de pouvoir conseiller de façon suffisamment rapide ces bénévoles. 

    ALLIANSYS et le médical
    C’était sans compter sur notre partenariat avec la société ALLIANSYS qui, elle, travaille quotidiennement sur des produits destinés au médical. 
    Dès ses premiers échanges avec les 2 collectifs, Damien ASSELIN a expliqué sa démarche du travail complémentaire et collaboratif avec ALLIANSYS, en proposant d’exposer leur projet à son dirigeant Eric Burnotte.
    Un gage de réussite, gagner du temps, c’est ainsi que les 2 collectifs ont exposé leurs 2 projets dans la même « rencontre » par visio. 

    Projet ELECTROLAB 
    Très vite c’est le projet du collectif ELECTROLAB qui semblait être le plus avancé.
    Pour gagner la course contre la montre face à la pénurie, le Cetim, qui portait le 2ème projet, s’est proposé de stopper le sien pour se mettre à la disposition du premier.

    Le projet du collectif ELECTROLAB : mettre à disposition en « open source » un pousse-seringue dont la fabrication soit capable d’être réalisée dans les pires conditions, et ce aux quatre coins du monde.

    Portés par des interlocuteurs et professionnels de santé de l’hôpital Lariboisière, les membres d’ELECTROLAB, avec leur équipe projet élargie, ont posé les jalons, notamment en qualifiant les obstacles à franchir, pour offrir un appareil capable d’être utilisé sur des malades.

    Des premières maquettes aux essais cliniques
    Les premières maquettes ont tout de suite montré une excellente fonctionnalité.
    Mais, mettre en fonctionnement un tel appareil sur des patients qui luttent pour la vie ne peut se faire qu’à l’unique condition de passer des qualifications et des autorisations suffisantes, pour que l’ANSM donne son autorisation à un « essai clinique ».
    Cet « essai clinique » pourrait ainsi permettre la mise à disposition de l’appareil sous dérogation et, finalement, permettre de combler la pénurie dans les services de réanimation.

    Les différentes actions menées par Eric Burnotte et Damien Asselin, respectivement Président et Vice-Président du SNESE (Syndicat National des Entreprises de Sous-traitance en Electronique), leur ont permis de contacter les institutionnels capables de porter le projet, et de créer les conditions de réussite d’obtention de cet « essai clinique ».

    48h après le premier appel, une conférence téléphonique réunissait les services de la DGE, ELECTROLAB, le CETIM, ALLIANSYS et AQLE…et dans les jours suivants d’autres interlocuteurs sont venus se joindre à ces points réguliers (comme l’ANSM).

    De nombreuses étapes
    Le projet a franchi les étapes : industrialisation, pour passer de maquette à présérie, essais CEM, constitution du dossier de qualification, essai dans les laboratoires de métrologies de l’APHP … Ces essais ont permis d’amener le dossier aux membres de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) en vue de l’obtention de cette phase d’essai clinique.

    Entre temps, la situation sanitaire a connu son pic et se retrouve, très fort heureusement, en baisse. Mais si l’urgence et la pénurie semble moins forte, tous craignent une seconde vague, ou encore une prochaine saison pandémique.

    Alors la DGE et l’ANSM portent à l’équipe l’ambition de dépasser le seul essai clinique et de rendre ce produit industriel estampillé du marquage CE.
    Le collectif accepte d’aider les industriels engagés, ALLIANSYS et AQLE, pour finir la mise au point pour passer l’étape de validation à la vente.

    Depuis le 11 mai, les étapes s’accélèrent. Le produit est abouti ; un distributeur de matériel médical a accepté de porter le projet ; les institutionnels préparent un dossier de subvention dédié à ce grand projet : LA REALISATION DU PREMIER POUSSE-SERINGUE MADE IN FRANCE !

    ALLIANSYS et AQLE pourront finalement « couper » le bandeau de la réussite franco-française avec l’ensemble des bénévoles de ce projet.
    Pour mettre au point, dans un temps record, un produit très technologique pour le secteur du médical, cette démarche aura démontré que l’intelligence Française sait réinventer le collectif.

    BRAVO A TOUS POUR CET EXEMPLE D’ENGAGEMENT CITOYEN !!
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